Oui, tu as tes lunettes, car à nos âges, hein, et donc tu as bien lu, c’est « atollique », pas « atomique”, pas encore du moins, surtout s’ils arrivent à planquer la mallette nucléaire US dans la bibliothèque de la maison blanche, là où l’enflure orange irait jamais la chercher, vu qu’il sait même pas qu’il y en a une, de bibliothèque, et à quoi ça sert.
C’est pas « alcoolique » non plus, pour ça ici faudrait avoir d’autres moyens. À mon humble avis, la cirrhose du foie est en Norvège une maladie de milliardaire, vu qu’ici le simple verre de vin te coûte l’équivalent du prix de la bouteille partout ailleurs.
Non c’est « atollique » du substantif atoll, récif corallien surmonté d’une accumulation de sable et muni d’une dépression centrale appelée lagon. Et par extension, pour votre chroniqueur en sevrage éthylique, tout îlot de taille traversable à pied à la recherche d’un établissement servant café et petits pains à la cannelle, et dont l’absence de ce type de salvateur bâtiment provoque aussitôt une dépression, peut-être pas centrale et bleue turquoise, mais, et c’est tout l’avantage des ces îlots du fjord Oslovesque en cette saison, largement effacée par la vue de ce paysage automnal légèrement teintée de brume matutinale …









Sache que ces îlots sont accessibles avec un ticket de bus standard, même si la fréquence est pas celle du tram 12 (à Genève ou Oslo, deux villes au bénéfice dun tram ainsi numéroté, mais dont bizarrement aucun arrêt ne correspond …)

Et puis le temps s’éclaircit, et la baie d’Oslo retrouve du bleu :



Notre retour en début d’après-midi fut déambulesque sur les quais du nouveau quartier de Tjuvjolmen, à l’ouest du fjord, dont les apparts doivent pas être donnés, et les sculptures largement influencées par le musée d’art moderne s’y trouvant.
Mais commençons par du plus traditionnel, et attention au crescendo :





Reste plus qu’à s’incliner devant ce que l’on ne comprend pas toujours, mais qu’on peut tout du moins ressentir :

Reste l’architecture de ce nouveau quartier, on sent les créateurs à l’œuvre, et la passion du norvégien nantis pour les balcons, si si, ils ont l’air de s’y être mis à fond !




Voilà, comme après avoir récupéré le chauffage tôt le matin, on a aussi récupéré l’eau chaude dans la journée, après une bonne douche agrémentée d’une petite sieste, direction Grünerløkka pour remplir nos estomacs dans un local aussi bruyant qu’une bodega espagnole et au concept restauratif basé sur le partage et les petites assiettes goûteuses. J’ai pas fait de photos, trop faim sans doute. À moins que ce soit le vin au verre et l’ivresse de l’addition ?
Sache en tout cas qu’on se plaît beaucoup ici et que demain c’est le marché, et qu’on va aller voir tout ça de plus près.
Stay tuned pour de nouvelles découvertes au pays des vikings Osloïens.

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