Final en Symphonie de Gris

Oui, ben l‘a pas fait beau pour la fin. Ce qui a justifié le retour un chouïa anticipé au bercail. Ça caillait sec les soirées et les petits matins, et la nuit le chauffage de Mazette a été fortement apprécié, pour pas dire plus.

On a encore été voir la cathédrale de Bourges de l’intérieur, c’est assez monstrueux comme c’est grand, solennel et très impressionnant.

Gigantesque grand orgue, hélas silencieux à notre passage.

Les vitraux aussi sont magnifiques et très colorés, chacun racontant une histoire en relation avec un jeune prophète juif à qui il arrive un tas de trucs incroyables.

Là, une histoire de cure-dent géant, pas trop compris

Ici, une sorte de rafle divine avec séparation des gens en deux groupes, celui à droite à l’air d’être conduit par des diablotins dans un endroit pas trop chouette, genre boîte de nuit surchauffée.

On a mis ensuite le GPS sur le Daumissile, et on a pas pu s’empêcher de faire un crochet par Vezelay, d’abord parce qu’on avait faim, mais aussi parce que dans le tiercé clunisien elle manquait, l’église de Vezelay.

Ces arches de fenêtre du bourg de Vezelay nous confient :

´Comme colombe humble et simple seray, et à mon nom mes meurs conformeray ».

Plutôt piquant quand on sait que De Bèze est né à Vezelay. Oui, le Théodore, heureux que ses parents aient évité Jean-Wy ou Yvres, ce qui lui a permis de porter la réforme dans toute l’Europe et de prendre la suite du Calvin à la tête de l’Académie de Genève, tout ça sans qu’on pouffe au fond des salles de paroisse.

D’ailleurs Die Post Schweiz s’était fait un succès dans le petit monde des philatélistes en sortant, pour commémorer la réforme, un timbre intitulé « Calvin – Bèze – Helvetia ». On en rit encore.

Bien, sur ces entre-fêtes, Vezelay, comment ?

La crypte de l’église contient des restes de Marie-Madeleine, et il paraît que ça attire le pèlerin. Ah, la régie me signale qu’on dit relique quand il s’agit de restes de saints ou saintes. Faudra que je m’en souvienne quand je servirai en fin de repas des reliques de Saint-Marcellin ou Saint-Nectaire.

Puis, plein gaz Richtung la belle et verdoyante Vallée de Joux.

Pas de témoignage de la vidange des eaux Mazettiennes cette fois, mais une petite nostalgie gourmande ce soir, avec :

Une canette de Barbarie bien accompagnée d’un Côte de Beaune des amis.

Voilà, tu peux baisser (deux « s ») la garde, et lâcher ton smart-faune, on va te fiche la paix pendant quelques temps, et on verra si Oslo nous inspire, même sans Mazette.

Bises et prends soin de toi, ô fidèle lectrice-teur, parce que personne le fera pour toi, en tout cas pas gratuitement.

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