Ensablés dans un flot de cheveux gris …

Cauchemar des aficionados de cures de jeunesse, hantise des fabricants de teintures, tourments des « neverold » dans leur jeans Balanciaga et leur polo Dior, nous sommes arrivés aux Sables d’Olonne dans ça :

À part le fait qu’ils parlent eux d’âge d’or, je peux te confirmer qu’il s’agit bien de gymnastes exclusivement de pronom she/her et dont l’âge se situe entre les premiers ravages de l’arthrose et le recours inconditionnel au déambulateur (si, on en a vu avec déambulateur).

Tu as vu le chiffre de 2’100 participants, de toute l’Europe, tu y ajoutes des accompagnantes, coachs, chiropraticien-nes, et tu comprends le pôvre cafetier qui nous dit ne pas avoir été prévenu de ce happening et d’être en rupture de bière depuis la veille. Car il fait toujours chô et bô, et les gymnastes européennes semble apprécier les boissons isotoniques à base de houblon.

Chô et bô

Ci-dessus le mythique chenal des Sables, descendu notamment par les marins du Vendée Globe tous les quatre ans, et pour la plupart remonté aussi quelques semaines plus tard, en janvier, sous les acclamations d’une foule de fans de ces navigateurs de l’extrême. Bref, c’est cultissime pour les voileux, pour te le prouver :

À défaut d’y être « au bon moment », on se rabat sur la boutique de souvenirs.

Bon, j’avais quand même pu guigner un IMOCA, la catégorie reine du Vendée Globe, dans le port de la Rochelle :

Même si ça t’indiffère de voir ce fameux coursier des mers, sache que moi ça m’émeut un max …

Petit tour dans la ville des Sables, histoire de goûter l’humour des habitants :

Puis on a mis le cap sur Brem, non, c’est pas une fôte du Korreqtor, y a aussi un Brem en Vendée, mais quasi direct sur la mer, avec une chouette plage, et sans accent (ou presque).

Caro a d’ailleurs pu y tremper son maillot juste avant l’arrivée du mauvais temps :

Après une nuit dans un camping sympa mais peu occupé, on a mis maintenant le cap à l’est, retour au bercail, en plusieurs étapes, la première à Poitiers, où la visite de la ville pleine de djeunes était chouette, avec d’imposants monuments :

Le Palais dehors …
… et dedans …
… et l’autre mur du fond, avec trois ch’tites cheminées, et un loustic devant pour les proportions (des cheminées, pas du loustic)
Une église (NotreDame)
Une autre (Saint-Pierre)

Tu auras sans doute remarqué que ce voyage est quand même moins fourni en iconoclasties diverses et peu variées, c’est dû à trois facteurs principaux : la région est quand même sacrément protestante, et du coup les intérieurs sont décidément plus sobre que dans les pays à messe en latin, ou pas. Deuxio, on s’est pas mal maîtrisé pour ne pas fourrer notre nez dans chaque encoignure de clocher, avec il faut bien le dire, des visites de villes nettement plus rapides et efficaces, car on était surtout venu pour la mer, et moins pour le fils et le saint-esprit. Et tertio, ben il faisait somme toute pas chaud au point de devoir se réfugier constamment dans ces endroits à la fraîcheur légendaire, si c’est pas de l’accueil, du moins des murs.

A noter que le temps se gâte et que ça fraîchit massivement :

Ce soir c’est re-bolo (mais vegan cette fois) dans le camper sous les bourrasques d’orages en provenance sans doute du Groenland ou de Terre-neuve, à voir la chute thermométrique.

Mais rien n’est fini, tout continue, alors, stay tuned, hein ?

Leave a Reply