Oui, je sais, elle est plus que facile et sans doute déjà faite quelques millions de fois, mais que veux-tu, lectrice-teur exigeant, après une semaine de repos iodé et brioché, le cerveau rédacteur se met gentiment en mode économie d’énergie, ce qui tombe bien vu le prix du diesel, merci l‘Enflure Orangée, que je sais même pas pourquoi je lui mets des majuscules à cet empapaouté au QI aussi développé que la culture de la banane à Novosibirsk.
Je vois à ton sourire narquois que tu en tiens une, alors vas-y, lâche-la , ca te fera du bien. Quoi ? Oui, je dois te dire que je l’attendais celle-là, mais c’est plus fort que moi, j’aime tester mon lectorat, savoir s’il est encore un peu critique ou déjà perdu à la cause de Cnews et autre BFMeries
Car tu as raison, comme presque toujours, en effet mon cerveau carbure plus au Saint-Émilion qu’au diesel. Mais réfléchi un peu : qui dit Saint-Émilion dans la cave de Mazette, dit aussi transport du dit breuvage divin jusqu’au lieu de commercialisation, car nous ne nous abreuvons pas directement à la source, n’ayant pas le carnet d’adresse de certaines, suivez mon regard, oui oui, le coup du Volnay sans étiquette est encore dans toutes nos mémoires à défaut d’être encore dans nos caves …
Donc transport, donc camion, car la livraison de bouteilles par pigeon voyageur est toujours fortement déconseillé, surtout en temps de paix. Et le chemin de fer, passant déjà rarement au seuil de nos épiceries favorites, s’y arrête encore moins souvent.
Et alors le camion, hein, mon Léon, qu’est-ce qui consomme lui ? Oui, non, oui, d’accord, il est beau, Léon, ton camion, mais c’est pas la question. Du diesel, eh oui, il suce du jus de pétrole, et donc faut ralentir aussi sa consommation de Saint-Émilion si on veut pas vider sa crousille avant d’avoir résilié son bail dans cette vallée de l’arme, sinon nucléaire, du moins épistolaire.
[ndlr: comme ChatGPmachin, en mode économie d’énergie, j’ai tendance à décon…, pardon, halluciner doit-on dire de nos jours.]
Alors, lectrice-teur avare de ton précieux temps et qui a sans doute l’impression tenace depuis quelques minutes d’une perte sèche et irrémédiable, alors tu te dis « Mais si tes neurones tournent sur de minces vapeurs du fond de ton réservoir à vinasse, ô chroniqueur au courant alternatif et néanmoins écologique, pourquoi t’entêtes-tu à poster cet écrit vide de tout et plein de rien ? »
Parce que l’appétit vient en mangeant, et que c’est en sciant que Léonard de Vinci.
[oui ben y’a plus de St-Émilion, on vient de finir les dernières gouttes]
Oléron donc, dont les plages sont grandioses et les centres commerciaux hideux, comme partout, enfin, pour surtout pour les centres commerciaux.
Attention, lectrice-teur, attention, avalanche de cartes postales déboulant dans ce post pourtant pas affranchi de certaines banalités extraordinaires :

Et puis il y a des p’tites cabanes de plages jolies-jolies ;

Et puis des cailloux, même si ça, soyons honnêtes, y’en a à peu près partout

Et puis sur les plages on y fait des rencontres sympatoches :

Z’avez vu l’ombre ? Ce n’est pas le Chassiron, c’est juste le photographe, qui se voyait pas aussi conique que ça , oui, conique, avec un « n ».
D’ailleurs Chassiron, le voici :

C’est à la pointe nord de l’île, île qui forme entre elle et le continent la baie des basques, alors lâchez-les moi, d’acc ?

L’histoire du phare vous est racontée dans les jardins, avec toutes les innovations technologiques et les prouesses logistiques, c’est intéressant quoiqu’un peu fastidieux, sachez donc qu’en résumé « Louis XIV, et à la fin des LED pour remplacer le halogène », mais oui, comme chez toi, même si tu n’as, avoue-le toi, ça te décomplexifiera, tu n’as jamais vraiment été une lumière, encore moins un phare …
Voilà voilà, Oléron que nous avons quitté après 2 nuits dans un camping sympa, un peu retiré à l’intérieur de l’île, près de Chaucre, village de naufrageurs, une des professions complémentaires qui permettait d’améliorer l’ordinaire sinon vaguement tristounet du marin-pêcheur-crève-la-faim-et-ça-déjà-avant-la-hausse-du-diesel. Un camping par ailleurs désert et donc seuls au monde, chouette quoi.

Même les plantes du coin nous avaient adoptés, ainsi que Le Chat

Mais il restait tellement de choses à voir et si peu de temps (culotté, non ?) qu’on a mis le cap sur Rochefort, si si, vous savez :

Et après deux assiettes de poissons miam-miam-c’était-vachement-bon on a posé Mazette au Camping Municipal et on s’est fait un premier (long) tour de ville, en passant par ce (long) bâtiment :



Bâtiment qui fait 300 mètres de long et 6 de large et qui servait, tu l’as deviné, toujours aussi perd s’qui s’passe et culte-hivé, qui servait à faire des cordages en chanvre pour la Marine Royale, non pas la fille du borgne hideux dedans et dehors, non, quoiqu’une corde pour qu’elle se pende … Non, la Marine des trois mâts fiers comme des … bateaux.
Chouette petit musée interactif sur le sujet avec des gens sympa et démonstratif-teurs, qui vous filent des torons au sens propre et fort habilement.
Et puis tour du port de plaisance, bien achalandé en voiliers malgré le fait qu’il faille se taper quelques kilomètres de méandres de la Charente depuis la baie pour atteindre le bourg.

C’est les petons bien fourbus qu’on a rejoint Mazette pour un soupe-pain-fromage bien mérité, et les quinquets commençant gentiment à prendre sérieusement de la gîte, on va pas tarder à aller rejoindre nos rêves les plus fous, ceux qu’on fait quand on est des boomers heureux, repus et un peu zarbi quand même.
Allez, stay tuned, vas pas y avoir de sport, mais on n’est pas payé pour ça non plus, hein ?

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