Alors là, tu te dis que le Mistral a définitivement retourné la tête de ton écrivaillon favori, qu’il a tourné Pénitent Blanc ou Barbu Hezbollahïque, que c’est plus possible, des chôses pareilles, bôneumèreu!
Bon, je suis peut être pas complètement objectif, mon surmoi et mon moi inconscient ayant toujours eu de la peine à se faire de la place à côté d’un moi déjà bien enveloppé, mais honnêtement, non, je crois pas avoir commencé à croire plus qu’avant, ce titre ayant plus à voir avec le contexte local qu’avec une géopolitique imbue d’opportunistes fraîchement convertis donnant des leçons de théologie au Pape et d’Ayatollah dynastiques plus ou moins similaires, au moins sur les photos.
Mais revenons quelques peu en arrière, pour reprendre le fil, comme disait ma cousine Marianne, qui à une lettre prêt était prédestinée à dérouler ce genre de locutions bien convenues.
Nous étions donc en planification pour un déplacement vers Aix-en-Provence, ce qui fut fait aussi sec, vu que le temps était encore au beau. En route, nous fîmes une étape bien agréable à Salon-de-Provence, qui comme son nom ne l’indique pas, se visite à pied et non en sofa.

Chouette ville, en plein marché, immense le marché, ça vit, ça cause, ça se bouscule un peu, plein de familles, d’enfants, de locaux, et de touristes aussi un peu.
Et une fontaine très spéciale, une prairie fleurie en boule humide, pleine d’oiseaux et de rires d’enfants. Bon, là, les enfants, on les voit pas. Mais ça tourne autour à fond, je te jure …

Puis on reprend la route pour Aix (-en-Provence, dernière fois que je l’écris en entier, tu vas pas confondre avec les bains ou la chapelle, hein ?) où nous attend un AirBnB super chouette, pleine campagne ressentie, mais que 10 minutes de l’hyper-centre à vélo, un pavillon tout neuf rien que pour nous.
Et départ direct pour une fin de journée – soirée à flâner dans les rues d’Aix , et quel contraste avec Arles : une ville beaucoup plus claire, propre, soignée, et surtout plein de jeunes, car ville universitaire, une tout autre ambiance.





Attention maintenant, lectrice-eur, les scènes suivantes, prises pour la plupart le lendemain, lors d’une déambulation déambulatoire et bullatoire aussi, pourraient choquer les enfants, de chœur surtout, mais les autres aussi, ainsi que les personnes sensibles ou hypocondriaques, ces dernières pour aucune autre raison que de les avoir prévenues, déjà elles ont chaud, la nausée, c’est sûrement une crise cardiaque ou une gangrène du petit orteil droit, que dit medic-en-ligne à ce sujet, vite ma tablette et des calmants …
C’est bon, tu es seul-e, assis-e, bien …









Voilà, tu peux faire revenir les mômes et autres personnes en construction, on va aborder un sujet normalement rassembleur et sans danger immédiat pour la santé.
On s’est trouvé un petit resto, si tu vas à Aix, toi que je sais voyageur, ne rate pas le Grenache, petit bistrot à la cuisine raffinée et aux prix tout doux, avec un Patron au petits soins, qui connaît tous ses flacons et, malgré une terrasse pleine, prend le temps de causer un peu. Et si tu peux, prend un vin du Domaine des Masques, je t’en parlerai plus loin, because on y a été aujourd’hui. C’est bio, c’est délicieux, c’est le paradis.



Franchement, Aix cest une ville chouette, et notre logeuse qui travaille à l’urbanisme de la ville nous en a brossé un portrait d’avenir bien alléchant.
Ce matin donc, cap sur le Domaine des Masques, comme ça si tu peux pas y aller, ben viens chez nous, on aura un viognier de derrière les fagots à te faire goûter.
Alors ce domaine : situé juste en dessous de la montagne mythique du Sieur Cézanne, la Sainte Victoire, mais pas au fond de la vallée, juste sur un plateau à 900m, ce qui lui assure un micro-climat génial et moi un titre de post ambigu.
Et une vue … bon, tu te tapes 15 minutes de piste un peu défoncée, mais ça vaut le coup.



Après, vu qu’on était déjà là, ben petite promenade pic-nic dans le maquis au pied de cette drôle de montagne.
Note d’ailleurs que toute la région a complètement brûlé vers les années 90, la végétation a donc tout juste une grosse trentaine d’année.






Maintenant, on s’est posé dans un chouette petit camping dans l’arrière-pays, en dessous des basses gorges du Verdon, à La Verdière. On va voir comment la météo évolue, notre bulle estivale semblant faiblir et une bonne humidité froide s’annonce pour ces prochains jours.
Alors, comme d’hab, stay tuned, il pourrait y avoir des zigzags et des raccourcis …

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