Jamais. Plus jamais parler des hantises du vaniste. Jamais. T’explique …
Le lendemain matin du regrettable post, lever, temps un peu gris mais rien de bien méchant, café, news du monde, p’tit dej, et vaisselle du soir d’avant, because soirée arrosée avec nos hôtes et des amis à eux, dont l’histoire mériterait un post, d’ailleurs. Vaisselle je précise faite dans l’évier adhoc installé sur le côté du pavillon de jardin de chez Céline, qui héberge aussi la douche pour les hôtes. Eau chaude, vaisselle propre. Puis, profitant du doux soleil d’environ début de milieu de matinée, douche dans le dit pavillon. Et là, tu l’auras déjà deviné, perspicace que tu es, et c’est pour ça que je t’aime, lectrice-teur de mon cœur, et oui, la douche froide… enfin, pire que ça, because si elle est froide dès le début, ben tu y va pas. Simple. Mais là, assez chaude pour commencer le shampoing. Tu vois le piège !
Explication : chauffe-eau électrique avec une réserve de 20 litres, disjoncté. Le piège absolu, aucune chance.
Je saute quelques étapes sur lesquelles je reviendrai plus bas, pour les courageux qui seront encore là, car le lendemain matin, après une chouette soirée, toujours en compagnie de nos super-hôtes, pas bien réveillé, montage du porte vélo sur le crochet-boule d’amarrage de remorque, un truc qui s’arrime grâce à un genre de mâchoire d’acier de pitbull dopé aux stéroïdes. Sauf que le câble électrique du dit porte vélo, celui pour les phares, cligno, etc, le câble, qu’est-ce qu’il trouve intelligent de faire, avec son petit cerveau de câble de rien du tout, 5 brins enrobés de noir, le câble ? Ben oui, se mettre dans les mâchoires du monstre d’acier … Résultat : câble coupé net, radical, propre, irrémédiable et tellement scrogneugneu …
Heureusement Céline et Christophe, lui-même ancien électricien, sont outillés comme des pros. Donc réparation faite par votre serviteur, certes de fortune, la réparation, pas le serviteur, tu suis ou bien ? Mais suffisante pour rouler en sécurité. Là, je me dis, petit père (avé l’assent des gars du coin), « petit père, tu as eu ta dôse, là, peuchère, c’est fini., la poîsse ».
Sauf que non, vois-tu. Enfin je dis ça, c’est pas pour exclure les mal-voyants et autres déficients du visu, mais je suis gentiment à court d’expression neutres, non-genrées et non-discriminatoires, tu comprends ? Alors là aussi, loin de vouloir exclure les crétins, les imbéciles, les idiots, mais …
Reprenons : tu vois, pour mettre mon vélo sur le porte-velo, tête-bêche avec celui de Caro, faut que je baisse la selle, ce qui se fait en desserrant un boulon de 6 à tête hexagonale creuse. J’ai évidemment la clé idoine dans Mazette, je l’empoigne, et …
Petite pause bienvenue pour laisser à ton petit cœur, que je sais fragile, ô lectrice-teur, le temps de se calmer. Tu peux aller aux commodités, en fumer une, te faire une petite verveine ou planter un clou, détends-toi. Manquerait plus que je perde en infarctus de masse le peu de lectrices-teur qu’il me reste !
C’est bon, la tension est redescendue ? On reprend.
Donc, visualise la scène : le gars déjà bien énervé d’avoir ruiné un câble et perdu une bonne demi-heure à le réparer, maudissant sa bêtise et son inattention, sa génétique et une kyrielle d’ancêtres qui n’en peuvent pas grand chose, la clé hexagonale de 6 dans la main, la selle du vélo rabaissée, plus qu’à resserrer la dite vis afin que la selle se barre pas en solo sur la Nationale 7, et là, clac ! Petit mais distinct, le clac. Le genre qui annonce la scoumoune 100% bio, le bruit de l’éclair transperçant le petit nuage noir qui plane au-dessus de ta calvitie naissante, le bruit qui indique que pattes de lapins, fers a cheval et trèfles à quatre feuilles, même réunis, t’as aucune chance, c’est cuit, la loi des séries, et je te parle pas de Netflix là, mais de romans noirs façon nordique de chez nordique.
Le boulon de 6-machin là, sans doute fabriqué moitié en fer moitié en carton mâché par des prisonniers chinois salivants en ouïgourie du nord, c’est dans ce petit bruit sec qu’il rendit son âme de boulon, sans doute aussi frustré que moi, peut-être même plus, une frustration de boulon qui n’a jamais pu jouer la coupe des vis. Même si joueur, il l’était visiblement un peu, vu que sa partie inférieure est restée en place dans l’écrou, rendant son extraction coton, rajoutant à la bonne humeur faiblissante du narrateur.
Bref, c’est dans cette ambiance marquée de suspicion quant à l’avenir que débuta cette journée de lundi. Ah ben voilà, c’était un lundi ! Tout s’explique …
Voilà voilà, me suis entre-temps calmé, et je te propose, après cet épisode scoumounesque, de revenir au dimanche matin post douche froide.
Revigoré, en tout cas moi, car ma douce bénéficia d’un disjoncteur rejoncté, nous mîmes le cap, en Mazette, sur quelques villages du sud-Luberon, au noms chantants et évocateurs : Lourmarin et Cucuron, et je préciserai que ce dernier nom de village n’est pas l’émanation d’une quelconque obsession personnelle, quoique, mais bien un patronyme marqué sur les panneaux officiels et les cartes Michelin.
Quelques impressions des ces visites, le temps que je reprenne ma salive.








Puis vint le lundi, et après les épisodes câble-boulon, il fut temps de quitter nos hôtes Celine et Christophe, devenus des amis, et leur jardin magique dont nous avons eu la chance de bénéficier. Un coin à ne pas rater, en tente, van, pas trop gros mobile-home. Vraiment. Inoubliable. On reverra Céline et Christophe, c’est sûr !
Cap sur les Baux-de-Provence, lieu doublement incroyable : de part sa situation et sa préservation d’abord, mais aussi par son envahissement total par les touristes de tout poil, en masse, amenant avec eux leur lot de boutiques à touristes et de démarchage agaçant. Et on est au mois d’avril. L’horreur que ça doit être en juillet août.
Quelques image en couleur, quand même :











Après les Baux, tu t’attends sans doute, ô lectrice-teur exigeant, quoique bonne pâte quand même, tu t’attends à un jeu de mot bien tourné, et bien non, trop facile, même si notre prochaine étape mêle à profusion le magnifique et le laid, le très laid.
Arles : des sites incroyables, une ville, et je suis gentil, moche. Pas moche car défigurée d’architecture Pompidouesque ou Centre-Commercialiste, mais moche car la grande majorité des bâtiment sont en voie de ruine, façade en lèpres, fenêtres en perdition, portes déjà perdues et des fils moches partout, qui pendent, courent, s’emmêlent. Arles est un trésor dans un vieux coffre miteux et délabré. Et c’est très dommage. Sans doute que la crise économique s’y fait plus sentir qu’ailleurs, et peut-être depuis plus longtemps.


























Bref, tu l’auras compris, Arles regorge de trésors, et vaut la peine, même si aux yeux du Suisse moyen, « y’aurait du boulot », et qu’à vélo les rues défoncées mettent ton coccyx à rude épreuve.
Et pour ma copine du fond à gauche près du radiateur, perchée dans une bourgade du bord du magnifique Lake of Geneva, où Genfersee si on préfère, l’absence de mots compliqués en « z « est un hasard total, et pas du tout pour éviter à une personne que j’affectionne profondément les affres d’une malheureuse confusion de discipline scientifique.
Stay tuned, demain direction Aix-en-Provence, et une météo qui s’annonce maussade …

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