Quel monde de fous …

Et je dis pas ça à la légère, non non non, c’est documenté, archivé, analysé, décortiqué, tout ça tout ça.

Mais reprenons au début, ou plutôt à la fin de l’avant-dernier, puisque nous en sommes, toi fidèle et réactive lectrice-teur, et moi, scribouilleur de vadrouillage et, comme l’affirme ma douce moitié, dé-penseur libre, nous en sommes donc à ce point du récit où le héros, épuisé par sa douce mais rude à l’effort compagne, demandait grâce et un peu de repos.

Et bien, tu l’avais compris avec le post suivant l’avant-dernier et donc forcément précédant celui-ci, puisque dans notre espace temps, le temps, justement, s’écoule uniformément dans un seul et unique sens, interdisant ainsi toute confusion quand à l’ordre des choses, dès le moment où celles-ci sont dénommées selon une typologie claire et univoque.

Bref, tu le sens déjà, perspicace que tu es, j’ai récupéré !

En partie parce qu’à part deux visites au village voisin, à quelques encablures, notamment pour faire rectifier nos allures de hippies un peu dépassées en ces temps de nuques dégagées et de chemise foncées, mais aussi grâce à une excellente soirée passée avec nos hôtes locaux et nos voisins hollandais à cette grande table que je t’ai illustrée au post précédent, tu sais celui qui vient après l’avant-dernier, je te refais pas la théorie, doué-es mais parfois peu patient-e que tu es.

Ce matin, pleins d’énergie retrouvée, nous enfourchâmes donc nos petites reines et mirent le cap sur Saint-Rémy-en-Provence, une grosse quinzaine de kilomètres, à plat, la route heureusement, pas les pneus.

Très jolie vieille ville, et à cette époque pas trop bouchées par des hordes rougissantes et suantes de touristes en quête sacrée de mythiques gaufres au Nutella.

Café
Soif

Puis, sur les conseils avisés de mon guide personnel et très spirituel, cap en périphérie du dit village pour le couvent-clinique Saint-Paul de Mausole, qui accueilli notamment Vincent des Toilettes vers les 1889, pour une année, la spécialité de la clinique étant les cas « aliénés » et pas les greffes d’oreilles comme tu le supposais faussement, si si si, ne dis pas non, admets-le, sur celle-ci tu t’es mis le doigt dans l’œil jusqu’au coude.

Le fameux autoportrait à l’oreille coupée …

Sa chambre …
… son lit …
… et la vue de sa fenêtre.
Quand t’étais pas assez calme
Quand t’étais pas assez propre
Quand t’avais pas assez de cauchemars

Y’a pas eu que le fameux Vincent, le Hollandais, pas mon frère, fameux lui aussi, mais n’ayant à ma connaissance jamais séjourné à Saint Paul.

Il y a eu aussi le Dr Schweitzer, Prix Nobel de la Paix en 1952, et qui, comme Alsacien du temps où les Kouglofs étaient l’apanage et la propriété des casques à pointes, dut y faire un court séjour en 1918 alors que l’établissement était transformé en camp de détention. L’ont même naturalisé Français de souche l’année d’après.

Bon, visiblement, ils y ont mis les gants …

L’avait même un petit orgue, le Schweitzer, dans sa chambre. C’était peut être sa femme qui en jouait, car elle était là aussi, Hélène.
Ah ben non, c’était bien lui qui en jouait, et c’était même un organiste de talent qui fit de multiples concerts, plus de 480 répertoriés dans toute l‘Europe …

Le cloître de Saint-Paul, qui a beaucoup impressionné l‘uni-esgourdiste lors de son séjour terra et peu tique, est un petit bijou, qui tombe hélas un peu en ruine, bon vous me direz, qui n’y échappe pas, hein ?

Et je ne résiste pas, malgré le secret médical et le droit à l’image et les prescriptions zeuropéennes nombreuses et variées, je ne résiste pas à la publication de cette image, sans doute un résident de Saint-Paul, la clinique étant toujours active et privée, sinon je ne vois pas qui attacherait un trans-palette avec une cordelette derrière son petit camion pour transporter je ne sais quoi d’apparement fragile …

Un monde de fous, je vous le disais …

Bon, ben stay tuned, comme d’hab, parce que quand y’en a plus, ben y’en a encore 🤷🏼‍♂️

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