Visiblement, Mme Dieu n’est pas un Cabri des Alpes, comme ma compagne…
Il fut donc décidé après la ballade dans le Colorado et les liaisons en vélo afférentes, que le lendemain, c’est à dire aujourd’hui pour celles-ceux qui suivent, il serait fait un jour de repos, à savoir quelques kilomètres de route en Mazette, et de courtes et rapides visites de villages pittoresques …
14‘000 pas plus loin, dont pas mal sur des escaliers ou des calades humides et glissantes, je comptabilisais déjà 4 excursions au compteur, certifiées par Mme Cabri, dans des villages certes pittoresques mais surtout en pente.



Tu l’auras remarqué, perspicace lectrice-teur. Il fait gris. Et même humide. Voire pluvieux. Une bruine plus atlantique que méditerranéenne, mais plus rien ne nous étonne, ou bien ?


A Bonnieux, après un pic-nic riche de nems bio et d‘avocats bien mûrs, tout ca dégusté en bord de route dans Mazette, l’espoir d’une accalmie nous fit quand même sortir de notre coquille motorisée et déambuler dans les callades de Bonnieux. Enfin, quand je dis déambuler, c’était plutôt escalader et déruper sur des pavés mouillés (ce qui n’est pas sans rappeler le petit village de pêcheur perché au bord du lac de Genève dont je discourais dans le post précédent et qu’une indigène par ailleurs un peu remontée reconnut immédiatement), mais bon, excursion no. 2 sans gros pépins, et couronnée d’un café pris dans un bistrot fort alléchant, qui nous fit regretter aussi sec l’option pic-nic du midi 🙄, notamment quand son communicatif et jeûne Chef nous fit description de sa recette de Risotto de Choux-fleur, mais c’est une histoire que je partagerai avec Les Toqués, sait-on jamais, des fois qu’elle finirait au menu d’une agape Blooming Boomers …





Puis nous avons mis le cap sur Oppède-le-Vieux, dont la position du « O » en préfixe passe mieux qu’en suffixe, car alors on associerait plutôt ce nom à l‘Enflure Orange qui a investit légalement mais quand même très étonnement la Maison Blanche, ou plutôt la Golden Great White-Only House, telle qu’elle se présente aujourd’hui.
Donc, et pour en revenir à ce village perché sur un roc adossé au Grand Luberon, il s’agit d’un village quasi complètement déserté à l’aube du XXème, et qui retrouva pendant la WWII un semblant de vie avec l’arrivée du Groupe d’Oppède, de jeunes architectes un peu frapadingues, groupe qui se dissout avant la fin de la guerre, un peu dans la famine, les pauvres n’ayant même pas réussi l’élevage de lapins, c’est vous dire si l’architecture ne prépare que peu à la cuniculture, malgré la propension de la profession à dessiner et construire moult « clapiers » en béton …
Le village depuis a retrouvé des aficionados, et se retape maison par maison, mais c’est malgré tout encore un champ de ruines, sorte de Mystras luberonnesque.









Après cette journée de repos façon Caroline, et après s’être installés grâce à CampSpace dans le magnifique jardin de Céline à Saint-Andiol (photos demain avec le soleil retrouvé) au milieu des chiens, poules et chats (et grenouilles), on a quand même pédalé encore un petit 7km aller-retour dans le crachin pour aller manger chez Bé, où on s’est tellement régalé qu’on a direct re-réservé pour vendredi soir.

On est gourmand, ou pas, mais tu l’as compris, les pas, j’en ai eu ma dose aujourd’hui, alors demain, je me repose …
Stay tuned, si tu veux savoir si j’ai une quelconque chance, un jour, d’y arriver …

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