Alors oui, Avignon sans parler de ponts ou de papes, ça se fait seulement pendant le Festival on ou off, mais là, c’est pas le Festival, donc on va parler Ponts et Chaussés, car oui c’est connu, les Papes portaient chaussures, plus précisément des mules à ce que l’histoire raconte (vous remarquerez l’h minuscule, n’ayant pas pu vérifier mes sources).
Les ponts : on a planté nos sardines sur l’île de la Barthelasse, ce qui permet un accès cycliste et à plat aux trésors architecturaux et historiques locaux, à commencer par Villeneuve-lez-Avignons, où nous visitâmes en arrivant l’Abbaye Saint-André et ses jardins, découvrant au passage le peintre – mécène – industriel et vigneron Fayet, qui offrit cette immense ruine à une copine artiste dans la première moitié du 20ème, comme quoi y’en a qu’on de la chance, mais y’avait du boulot … 1 siècle plus tard c’est très chouette, la vue sur Avignon est splendide et le café sous les voûtes avec vue panoramique est simplement divin.



Dans le même village, on trouve une chartreuse fort intéressante aussi, et qui servit d’apéritif à la visite du lendemain, nous plongeant gentiment mais sûrement dans ces histoires papales et schismiques qui agrémentèrent la vie des élites de la fin du 14ème, parce que soyons honnêtes, les pôv gens du peuple devaient pas en avoir beaucoup à battre de ce qui se passait autour des cathèdres derrière ces hauts murs …

Je ne résiste évidemment pas à t’offrir aussi, ô lectrice-teur dominical, un petit apéritif iconoclaste, en cette peinture du XIIème qui représente, en partant de la gauche, St Vincent de Saragosse, patron des vignerons, qui fut semble-t-il bien torturé avant de rendre l’âme, mais garda un visage radieux face à ses bourreaux. Il porte là, bien effacée et d’après la description officielle, « la palme du martyr », renvoyant aussi sec celle de Cannes au rayon « Jouets pour enfants ».

À ses côtés, et au milieu, St Etienne, premier martyr de la chrétienté, tenant dans ses mains non pas une boule de pétanque, mais une des pierres qui servirent à le lapider joyeusement, enfin je suppose, les distractions populaires étant rares à l’époque. Enfin, toute à droite, tel un slogan du RN ou de l’UDC, St Laurent, patron des pôvres, portant le grill sur lequel on le fit griller. Alors, je le dis haut et fort, le jour où on me canonisera, ce qui par ailleurs me paraît devoir attendre encore un peu, évite-moi, cher lectrice-teur, évite-moi une représentation avec l’objet de mon martyr, à savoir le caquelon à fondue et la fourchette ad hoc.


Bon, ce chapitre devait parler des ponts et pas un mot pour l’instant. Sache ô heureux et béat lecteur-trice qu’il en faut deux depuis Avignon pour aller à Villeneuve, un seul pour revenir sur Barthelasse, et un 1/2, mais dansant, pour te baigner dans Le Rhône depuis Avignon.

Les Papes : après une nuit bienvenue dans le camping bien nommé des Deux Rhône, cap en vélo donc sur Avignon, et traversée en bac, pour éviter les ponts et arriver sous les jardins des papes. Quelques watts de mollet et coups de pédales plus loin, nous voici sur la place du Palais des Papes, et là, tu diras ce que tu voudras, lecteur-trice de peu de foi (oui, parce que du foie, à ma connaissance, mes lecteurs en on, et plutôt en forme, si j’en crois mes expériences personnelles), tu diras donc ce que tu veux, mais ça en jette !
On peut pas dire qu’ils faisaient une croix sur les budgets quand ils bâtissaient ces endroits où en mettre plein, des croix.

Pour ne pas rallonger ce post qui s’annonce tout de même chargé en histoire et en photos de cailloux bien taillés, sache que la visite du palais en vaut la peine, et que si tu parviens, ô lecteur opiniâtre, à passer ces multiples témoignages du passé pas si simple, tu auras droit à quelques-uns de mes travers historico-folkloro-scripturaux.








Voilà, je sais, pas beaucoup de couleurs, et en plus au moins 10 degrés de moins que dehors, mais t’inquiète, la polychromie arrive, en même tant que le rougissement de tes pommettes aux horreurs dont l’énoncé arrive … mais on commence en douceur :




Enfin, et même si j’avais l’habitude de garder ça privé, je ne peux m’empêcher de rendre hommage à deux de mes fidèles lectrices, avec ce clin d’œil qu’elles me pardonneront, je l’espère :


Voilà, c’est tout pour aujourd’hui, encore un pont à traverser en vélo pour aller mettre ses pieds à plat et ses orteils en éventail, et demain, cap sur le Lubéron, refuge historique des vaudois, une secte qui posa problème, paraît-il … tiens tiens, déjà en ce temps-là ?
Stay tuned, on a pas fini de commencer à débuter le commencement de l’introduction.

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