Surtout quand il est plus là.
Alors depuis Cluny, on a mis le cap sur le Sud avec un grand S, comme dans sueur, soleil, solation (hein ?), et sigales (ci ci ci).
Eh ben heureusement, parce que sinon j’aurais sans doute regretté d’avoir déjà chaussé Mazette de ses 4 ballerines d’été, y’a qu’à voir ma douce et tendre dans ces habits de saison en pleine visite de Vaison-la-Batavia, oui, parce que c’est pas encore vraiment la saison de la Romaine et les Néerlandais sont courants par ici, même s’ils marchent plutôt lentement.

Alors Vaison, ben c’est pas mal du tout, on est arrivé trop tard pour les ruines romaines, non, je parle pas des 20 siècles mais juste de la fin d’après -midi. Tu bénéficies donc, ô bienheureux-se qui s’ignore, d’un court répit avant la leçon annuelle sur les chapiteaux de colonnes.

La Collégiale de Vaison et sa place qui en jette nous ont fourni à la fois la decoiffade de l’année et le repli sanctificateur, avant la ballade dans les ruelles charmantes et venteuses de la ville haute.
À remarquer tout particulièrement cette œuvre typique de ce genre de lieu …

… et qui montre bien que les tatouage tribaux en quadrichromie sur la poitrine étaient déjà bien en vogue chez les hippies avant Woodstock.
A noter que la Marquise de Sevigné, dont les beaux yeux font mourir d’amour en périphrase ou en complément d’objet direct, y est enterrée, dans cette église, vu que par mariage elle était devenue la noble du coin.

Et en ces temps de crise énergétique, un petit tuyaux aperçu toujours dans ce lieu ceint de hauts murs …

Je savais qu’un buste de Napoléon dans votre intérieur vous assurerait d’un Bonaparte manchot (elle est phonétique celle-ci), mais visiblement un Jésus ou deux procurerait à leur tour l’éclairage de votre logis, de quoi faire miraculeusement baisser votre facture d’électricité.
Alors voilà, on s’est mis ce soir bien au chaud dans Mazette, laissant le froid et la pluie devant notre porte coulissante, et on s’est fait de bonne pâtes avec une sauce tomate locale et bio.

Spéciale dédicace des pâtes à nos amis B&B, ils les reconnaîtront sans doute, si si, on les a ramenées, stockées et préservées jusqu’à ce soir. Fétichisme gastronomique sans doute.
Voilà, on va éteindre la loupiote et faire un premier gros dodo dans Mazette, et on espère un temps plus clément demain.
Stay tuned, le futur a de l’avenir.

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