Là, le lecteur assidu, attentif et appliqué, si, il y en a, quoique ce soit plus souvent des lectrices, mais bon, avec l’accord des adjectifs, mon quota de “e” serait trop vite épuisé, et j’ai pas le talent de Georges Perec, donc je masculinise …
Et voilà, à peine au deuxième post du blog je diverge déjà tel le prisme en couverture de l’iconique album de Pink Floyd et qui … voilà que ça recommence ! Discipline et focalisation, nom d’un apostrophe !
Donc, là, cher lecteur-rice que je ne qualifierais plus, vu le titre du post, dont tu n’as plus aucun souvenir à cause du prisme, tu te dis “Alors maintenant en Provence on parle Italien ??!!”
Que nenni, rassure-toi, le titre fait référence à un changement radical de procéder à l’illustration de notre voyage, vu que ce coup-ci chaque post sera un mélange des catégories auquel je t’avais habitué, et tu trouveras donc autant du matériel hautement intellectuel que de l’iconoclastie de bas étage, de la photo d’ambiance autant que du détail piquant, des récits abracadabrantesques autant que des platitudes sans nom.
Tutti frutti, quoi.
Bien, le décor étant posé, où sommes-nous arrivés au soir de ce premier jour ?
Tout de suite un indice graphique :

Les plus érudits d’entre vous auront reconnu un monument de type sacré, les Nobelisables eux auront mis un nom sur cet incroyable enchevêtrement de bâtiments moyenâgeux ou plus récents : Cluny.
Alors oui, on commence fort, pas encore 24 heures lâchés dans la nature, et déjà une église, que dis-je, une abbatiale, oui, c’est parti sur les chapiteaux de colonnes, non, je referais pas le catalogues de ceux-ci, t’inquiète.

Je vous épargne les détails de la Ecclesia Mayor (sic) dont il ne reste plus grand chose, mais cet escalier m’a bien plu, à l’époque prendre 100m2 au sol juste pour la cage d’escalier dérangeait visiblement pas le pèlerin.

Il s’agit d’un tableau décrivant l’agression d’une pure jeune fille par deux vieillards lubriques, lors du jugement de la donzelle ayant évidemment été reconnue coupable d’adultère, il a fallut l’intervention de Daniel pour qu’on reconnaisse son innocence. Comme quoi, petit a) c’est pas d’hier que les vieux schnock sont plus crédibles aux yeux de la société que la gente féminine, et petit b), si vous matez le biceps de la dite donzelle, je présuppose que la scène a dû se situer à la sortie des douches du club de muscul local.

Zoom sur l’écriteau et tout sera clair.

La Flower Boomeuse dans son milieu naturel, les jardins … Aux anges !

Si tu lis bien le titre du tableau, tu comprendras que les ravages en terme de santé publique du “All You Can Eat Buffet”, ça date pas d’hier.

Quand même un petit risque de cette église gigantesque qui a servi de carrière après la révolution française, et juste pour donner les proportions. Ça devait être vraiment quelque chose…
On a beau dire, les porteurs de soutanes et autres enburannés à capuches, z’ont pas fait que du positif, mais entasser joliment des cailloux jusqu’à quasi atteindre le plafond du stratus automnal, ça, ils savaient faire.
Voila, à part ça il commence à pleuvoir, évidemment, puisqu’on a pris la route, mais contre mauvaise fortune bon cœur, on va sûrement trouver un estaminet bien français pour compenser.
Stay tuned, ça n’est que le début.

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